Canal lombaire étroit

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La colonne vertébrale est constituée de vertèbres au milieu desquelles se trouve le canal rachidien qui contient la moelle épinière et les nerfs. Ce canal est généralement assez large mais selon la constitution ou à cause de l’arthrose, celui-ci se rétrécit, on parle alors de canal lombaire étroit. Ce rétrécissement comprime les nerfs, provoque des douleurs et entraîne des difficultés à la marche.

L’opération

Le patient est couché sur le ventre, avec des appuis spécifiques pour éviter des points de compression oculaires, nerveux, et abdominaux pendant le déroulement de la chirurgie.
Le chirurgien va aborder la colonne lombaire dans la zone en regard du rétrécissement à libérer, par l’arrière. On appelle cela un abord postérieur. La taille de la cicatrice dépendra du nombre d’étages à opérer.

 

Le recalibrage  

L’incision cutanée réalisée dans le dos est centrée sur le niveau opérer (un contrôle radiographique est réalisé systématiquement avant l’incision) puis on aborde la colonne vertébrale en décollant les muscles.
On utilise alors des écarteurs spécifiques, de même qu’un éclairage dédié pour bien voir exposer la zone à opérer.
On réalise ensuite un geste de libération qui consiste à faire de la place autour des nerfs afin de lever la compression neurologique en affinant les parties osseuses et ligamentaires compressives jusqu’à ce que l’enveloppe contenant les racines nerveuses, appelée la DURE MERE, soit libérée.

 

La laminectomie

La différence avec la chirurgie précédente vient de la nécessité, dans certains cas, notamment dans les rétrécissements canalaires congénitaux ou multiétagés sévères, d’ouvrir la partie postérieure du canal afin de permettre au fourreau dural contenant les racines nerveuses de retrouver un calibre correct. Pour cela il faut enlever l’arc postérieur d’une vertèbre, cette technique chirurgicale s’appelant laminectomie.
La fermeture est soigneuse et a lieu une fois que le chirurgien a contrôlé les possibles saignements et le compte des compresses. Un  drain est laissé dans la cicatrice afin d’éviter la formation d’hématome et sera retiré après deux jours le plus souvent. La cicatrice est infiltrée avec des anesthésiques locaux de longue durée d’action afin de diminuer les douleurs post opératoires.

 

L’hospitalisation

Elle est de 2 à 4 nuits : le patient entre la veille ou le jour même de la chirurgie, les consignes de kinésithérapie lui sont expliquées à son entrée afin d’anticiper. Il est le plus souvent levé par les kinésithérapeutes le jour de l’intervention.
Les jours suivants sont destinés au contrôle des douleurs, à la surveillance et à retrouver de l’autonomie.

 

Les suites immédiates

Durant 3 semaines, le patient doit suivre des consignes d’hygiène vertébrale pour favoriser la cicatrisation.
La marche est recommandée. Aucune contention  n’est nécessaire après l’intervention.
Après 45 jours, on débute la rééducation après l’évaluation conjointe d’un médecin rééducateur et du chirurgien, afin de muscler la colonne lombaire et/ou d’améliorer la souplesse des membres inférieurs.

 

Les suites à long terme

La reprise de travail est le plus souvent possible 2 mois après l’intervention, en fonction des contraintes subies au cours de l’activité professionnelles.

 

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