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Adénome bénin de la prostate : une première chirurgicale à l’Hôpital privé Jean Mermoz

le 01/12/2022

L’Hôpital privé Jean Mermoz (Ramsay Santé), situé à Lyon (Rhône), a réalisé pour la première fois une chirurgie prostatique par voie cœlioscopique robotisée pour un adénome bénin. Explications avec le Dr Pierre Chaffange, chirurgien urologue.

Chirurgie par bras articulés du robot commandés

Le 1er avril 2022, le Dr Chaffange a effectué l’ablation d’un adénome bénin de la prostate par voie cœlioscopique robotisée à l’Hôpital privé Jean Mermoz. Cette technique d’opération est déjà utilisée depuis de nombreuses années pour le traitement du cancer de la prostate, mais c’est la première fois qu’elle est pratiquée pour retirer un adénome bénin au sein de l’établissement

« L’adénome est une tumeur bénigne située au centre de la prostate. Cette pathologie n’est pas cancéreuse, mais elle est gênante sur le plan mécanique. Elle peut se caractériser par des réveils nocturnes, une envie pressante, des difficultés lors de la miction ou encore un jet moins puissant », précise le Dr Chaffange. Dans un premier temps, des médicaments peuvent être prescrits pour soulager les symptômes, mais lorsque les traitements thérapeutiques ne fonctionnent plus, une opération d’ablation est alors recommandée.

Une intervention réduisant le risque de complications

Dans le cas d’un adénome bénin de petite taille, l’opération est pratiquée par les voies naturelles comme le canal de l’urètre dans la verge. Auparavant, l’Hôpital privé Jean Mermoz procédait toujours par le biais de la chirurgie ouverte pour les adénomes de taille conséquente. « Cette intervention présentait des risques d’hémorragie et nous étions souvent obligés de garder les patients pendant quatre à cinq jours pour nettoyer leur vessie et évacuer les caillots. Grâce à l’adénomectomie par voie cœlioscopique, les patients ressortent le lendemain sans complication hémorragique. De plus, l’opération ne provoque aucun dysfonctionnement sexuel ou aucune incontinence urinaire », souligne le praticien.

Lors de l’intervention, le patient est sous anesthésie générale et une sonde est placée dans sa vessie. Le chirurgien effectue quatre petites incisions sur la ligne horizontale au-dessus de son nombril pour introduire les instruments chirurgicaux et la caméra interne. Ces outils sont connectés aux bras articulés du robot commandés par le médecin et permettent une vision en 3D de l’intérieur du ventre. « L’opération débute par l’ouverture de la vessie, ce qui permet de repérer l’adénome. Il est ensuite disséqué en totalité et mis en attente dans ‘‘une poche en plastique’’ présente dans le ventre. L’adénome est ensuite extrait de la prostate, puis la vessie est refermée », explique le chirurgien urologue. Avant d’ajouter : « Cette zone habituellement très hémorragique saigne très peu lors d’une adénomectomie par voie coelioscopique, car les instruments articulés et la vision 3D permettent un contrôle parfait des petites artères. »

Depuis début avril, le Dr Chaffange a effectué une dizaine de chirurgies prostatiques par voie cœlioscopique. Sa formation a été réalisée au CHU de Nice auprès du Dr Brannwel Tibi, chirurgien urologue. L’associé du Dr Chaffange, le Dr Philippe Pacheco a également participé à la formation. Aucun partenariat n’a été établi entre les deux établissements car il s’agit d’un compagnonnage chirurgical mis en place par la société Intuitive, qui produit l’équipement robotique da Vinci.

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